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tribune Le Monde

La Fédération de la recherche archéologique programmée (FRAP) a été créée au printemps 2022 par un collectif de professionnels, d’étudiants et d’associatifs œuvrant pour l’archéologie. Sa création a été motivée par l’annonce, en début de l’année 2022, d’une baisse extrêmement forte des subventions allouées aux fouilles archéologiques programmées par le Ministère de la Culture. Afin d’alerter tous les acteurs de la discipline, mais aussi le grand public, une tribune collective a été publiée le 20 février 2022 dans le journal Le Monde (disponible ici aussi), signée par près de 1700 personnes (liste des signataires).

À la suite de cette tribune, le Ministère de la Culture a publié un communiqué de presse s’engageant à financer l’ensemble des opérations de terrain prévues en 2022 et à ce que les crédits soient abondés en cours d’année. Une discussion entre les auteurs de la tribune et la direction de l’archéologie au Ministère de la Culture a été dans le même sens, tout en constatant un défaut d’échanges et d’informations envers les acteurs de l’archéologie programmée.

Ce constat avait déjà été posé en 2012 lors d’une précédente pétition émise au moment de la mise en place de la nouvelle loi sur le Patrimoine (texte de la pétition ici) et qui avait, elle aussi, recueilli quasiment autant de signatures.

L’idée d’une fédération regroupant les acteurs de l’archéologie programmée, en germe depuis 2009, s’est donc rapidement imposée, rendue possible notamment grâce à la généralisation et banalisation des outils de réunions à distance. Une assemblée générale constitutive a ainsi été tenue le 7 avril 2022, et la création de la fédération a ensuite été officialisée au Journal officiel du 27 avril 2022.

L’objet de la FRAP est de fédérer les acteur·trice·s de l’archéologie programmée, c’est-à-dire tout programme de recherche archéologique national ou international motivé principalement par des problématiques scientifiques et culturelles, afin :
• d’être un interlocuteur auprès des instances décisionnaires (État, collectivités territoriales, etc.) ;
• d’améliorer les conditions matérielles et administratives de fonctionnement de l’archéologie programmée ;
• de favoriser entre ses membres, la collecte et la circulation des informations ;
• de permettre la mutualisation de moyens et de compétences et de proposer des formations ;
• d’améliorer la visibilité de l’archéologie programmée, la compréhension de ses actions et de leurs besoins matériels ;
• de promouvoir les impacts sociétaux de l’archéologie programmée auprès des institutions, collectivités et publics ;
• de défendre une démarche éthique dans la discipline.