Pas d’inquiétude ! S’il peut y avoir des problèmes sur un chantier, cela reste exceptionnel.
De plus, leur nature et leur degré de gravité sont très variables.

Un chantier est une communauté éphémère de personnes qui ne se connaissent pas pour la plupart et qui doivent apprendre très rapidement à vivre et travailler ensemble avec leurs différences d’âge, de genre, d’origine géographique, de milieu, d’expérience, de motivation, etc.
La méconnaissance du fonctionnement et des contraintes d’un chantier, l’incompréhension réciproque des attentes et le manque de dialogue sont souvent à l’origine des problèmes. Il est donc fondamental si vous ne comprenez pas une situation ou ce que l’on attend de vous, si le comportement d’une personne quelle qu’elle soit vous dérange, si certaines conditions vous soucient, etc. d’en parler avec vos camarades et/ou le ou la responsable de chantier. La plupart du temps, cela permettra d’éviter que cela ne devienne un vrai problème ou de lui trouver une solution.
Malgré tout, si le problème persistait… ?
Déroulement & contenu du stage archéologique
Informez votre enseignant·e référent·e qui analysera la situation et prendra les dispositions nécessaires.
Harcèlements & violences
En cas d’urgence, appelez le 17 ou le 112 ou rendez vous à la gendarmerie la plus proche.
Autrement, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur la page suivante :
https://www.demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/faire-cas-harcelement
Hygiène et sécurité, conditions de vie
En attente des bonnes informations.
Ressources complémentaires
Parmi les collectifs existants que vous pouvez aussi contacter en cas de problèmes :
Archéo-Ethique (Béline Pasquini et Ségolène Vandevelde) :
– Site : https://archeoethique.wixsite.com/association
– Contacts : @archeoethique (facebook) @ArcheoEthique (twitter)
Association loi 1901 créée en 2017 qui a pour objet le soutien et la valorisation de la recherche sur l’éthique en archéologie. Elle a pour principal objectif d’être à l’écoute et à la sensibilisation des étudiants et chercheurs en archéologie.
Paye ta Truelle (Laura Mary) :
– Site : https://payetatruelle.wixsite.com/projet
– Contact : @payetatruelle (facebook, instagram, twitter)
Association loi 1901 créée en janvier 2017 à la suite de témoignages recueillis sur la plateforme Tumblr de harcèlements et violences sexuelles, mais également de racisme, homophobie, biphobie, transphobie, validisme et classicisme dans le milieu de l’archéologie. Ces témoignages ont mené l’association à faire parler de ces histoires dans le milieu de l’archéologie afin d’endiguer certains comportements commis par des étudiants, des chercheurs et des professeurs.
Ces deux associations ont conjointement mené des projets de sensibilisation du milieu de l’archéologie principalement autour des deux actions, notamment la création d’un macaron Chantier Éthique et d’une exposition itinérante en 2019 Archéo-Sexisme. Ces projets ont été l’occasion de mettre en lumière des problèmes qui peuvent surgir sur certains chantiers et sensibiliser les différents acteurs sur ces questions.
“Violences sexuelles sur le terrain” : une brochure à lire et diffuser

“Cette brochure s’adresse aux chercheur·es, enseignant·es et étudiant·es en sciences sociales ainsi qu’aux établissements qui les emploient ou les forment. Elle vise à informer à propos des violences sexuelles sur le terrain qui sont massives mais demeurent massivement tues. Ces violences ne sont que trop rarement abordées dans les formations au terrain, dans les relations pédagogiques d’encadrement, dans les espaces de l’enseignement supérieur et la recherche dédiés à la prévention des risques professionnels et à la lutte contre les VSS.
Outre des exemples concrets et une description succincte des mécanismes sociaux à l’origine des violences sexuelles, cette brochure rassemble les ressources d’ores et déjà disponibles pour y faire face – que l’on en soit victime soi-même ou que l’on en soit témoin, en tant que collègue ou encadrant·e de travaux universitaires. Les violences sexuelles sont diverses et seules certaines d’entre elles sont identifiées dans les textes règlementaires et les textes de lois. Une prise de conscience collective de l’ampleur du problème et un travail de formation professionnelle, de prévention et d’inclusion dans les enseignements sont nécessaires.
Lorsqu’elles ont été confrontées à des violences sexuelles sur leur terrain ou celui de leurs étudiantes, les autrices de cette brochure – anthropologues, sociologues, archéologues – ont dû faire face à leur propre impréparation, à l’indifférence, à la solitude. Elles estiment que des mesures doivent être prises et institutionnalisées, partout, pour lutter contre un phénomène qui brise des vies et des carrières dans le silence.”