Passeport fouilleurs

En 2025, la FRAP a été à l’initiative d’une réflexion collective sur la formation des étudiant·e·s par le terrain lors des stages de fouille. Cette réflexion partait de trois sources : l’héritage de l’ancienne notion de chantier école ; des échanges avec la région Occitanie, qui était demandeuse de retours quantitatifs sur l’impact sociétal des subventions qu’elle donne aux chantiers programmés ; et le constat de l’inadaptation, pour les étudiant·e·s en archéologie, des formations et accompagnements génériques du type « comment présenter son CV, sa lettre de motivation, etc. ».

Les deux réunions tenues en 2025 (comptes rendus disponibles ici et ) ont réuni chacune entre 15 et 20 personnes de statuts divers (professionnel·le·s du public et du privé, étudiant·e·s…). Elles ont permis de réfléchir à la mise en place d’un passeport de compétences permettant à sa·son propriétaire d’avoir conscience des compétences développées, de savoir s’évaluer soi-même, de formaliser ce qu’on attend d’un chantier et comment on présente ses compétences dans ses candidatures. Un fonctionnement sous la forme d’attestations normalisées délivrées par la·le responsable d’opération a également été envisagé.

Les premiers retours courant 2025 ont toutefois montré que cette initiative était souvent interprétée, à tort, comme un moyen détourné de mettre les étudiant·e·s en concurrence et de rendre plus draconienne la sélection des candidat·e·s sur les chantiers. Bien que le projet n’ait évidemment pas du tout été conçu dans ce but, devant les risques de grand malentendu qu’il comportait manifestement, la FRAP a préféré y mettre un terme. La réflexion pourrait se poursuivre sur un modèle d’attestation normalisée et plus détaillée, proposée à l’issue du stage de fouille programmée, précisant les méthodes et outils employés durant le stage.